Back into my roots // Retour du monde

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Depuis notre retour à Paris, j’ai un peu fait l’autruche et repoussé jour après jour cet article bilan, un peu comme si celui-ci allait venir mettre un point final à notre aventure autour du monde. Et ça, c’était compliqué (et ça l’est toujours d’ailleurs).

 

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Je n’ai pas ressenti la fin du voyage quand l’avion s’est posé à CDG, ni quand j’ai retrouvé ma famille et mes amis, un peu comme si l’euphorie du retour faisait partie du processus. On retrouve Paris comme un vieux pote qui nous avait quand même bien manqué. Des sensations, des odeurs, une atmosphère. Le même bordel dans le métro, la même élégance si caractéristique dans les rues, la même lumière grise des longs mois d’hiver qui n’en finissent pas. On a repris nos habitudes. Dormir dans son lit, dans sa chambre, retrouver ses fringues, son confort, acheter sa baguette, manger du camembert à n’importe quelle heure, retrouver les potes pour vider une bouteille de vin rouge, aller chez Zara s’acheter un petit jean, prendre un brunch de luxe le dimanche avant de se vautrer devant un bon film sur Canal +.

 

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Tout est pareil qu’avant. Et en même temps, tout a changé. En partant pour 8 mois de voyage, je ne me suis pas imaginée une seule seconde à quel point ce voyage allait marquer ma vie. C’est bien simple, en 8 mois, j’ai l’impression d’être passé de l’adolescence à l’âge adulte. Comme si, au fur et à mesure des kilomètres parcourus, j’avais laissé mes complexes, mes doutes et mes angoisses sur le bord de la route. Déjà, j’ai appris qu’on pouvait vivre ses rêves. Qu’avec un peu de conviction, d’organisation et de confiance en soi, c’était possible. Ensuite, comme je l’avais déjà évoqué précédemment, j’ai appris à vivre simplement. Avec un sac-à-dos, des pâtes, un jean et deux t-shirts. A vivre l’instant présent, à me faire face à moi-même dans les moments d’oisiveté totale. A ressentir la nature, la forêt, l’océan, le sable, les arbres, le désert, le vent, le chaud, le froid, le soleil, la neige et la glace.

 

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Et surtout, le plus important à mon avis, j’ai désappris. J’ai désappris la ville, la mode, le consumérisme compulsif, les repas à heures fixes, les douches tous les jours, le maquillage, les brushings, le fer à lisser. J’ai désappris le confort, les draps propres, et les volets baissés. J’ai dormi par terre dans des aéroports, sur les sièges de je ne sais combien de bus, et dans des dortoirs bondés. J’ai mangé sur les marchés, sur des réchauds ou dans des échoppes de rues. Bref, la liste est longue, mais ça vous donne une idée.

 

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Donc voilà, on est rentré. Et là, après 3 mois en Amérique Latine, j’ai eu l’impression d’avoir été catapultée au pays de Candy. Ici, tout est beau, propre, riche, facile. Les premiers jours, j’ai été éblouie par Paris. J’ai eu le tournis dans la ville où j’ai grandis, et croyez-moi, c’est une sensation très bizarre. Dans le métro, quand habituellement je me plonge telle l’autiste dans un bouquin avec mes écouteurs vissés sur les oreilles, je regardais tout ce qui m’entourais avec des yeux écarquillés. J’ai donné de l’argent à tous les messieurs dans le besoin qui demandaient un peu d’aide pour s’en sortir. Avant, je ne les regardais même pas. Tout d’un coup, j’ai été choquée par un truc totalement absurde : ignorer quelqu’un qui est vraiment dans la merde. C’était juste incompréhensible.  Notre société est complètement malade ou quoi ?!

 

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Quant au reste, et ben on se remet en selle. Faut se réinsérer comme on dit. Pôle emploi, Linkedin et tout et tout. Alors bon, on sait faire, on sait qu’on retrouvera du boulot, c’est pas un problème. On a des projets, on se remet dedans, et la vie continue, comme prévu. Et pourtant, le voyage reste là, et s’infiltre insidieusement dans toutes les parcelles du quotidien. On est vite en manque de nature, de soleil, de plage, d’océan. On étouffe et on a besoin d’air. On se demande pourquoi les humains civilisés ont décidé de vivre dans un monde tout gris, avec des cages de béton, des tunnels en sous-sol, et des arbres asphyxiés. Passée l’euphorie du retour, on se rend aussi compte que les gens n’ont pas changé, et en fait, ça fait un peu bizarre, parce que nous, on est plus vraiment les mêmes.

 

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Alors souvent, je repense à ces nuits à dormir dans le van en Australie. Les journées à alterner lectures et sessions surf à Bali. Les couchers de soleil à Waikiki. Les heures dans la voiture en plein désert aux USA. Les étoiles dans le ciel pur du désert d’Atacama. Le bruit des vagues des plages de Thaïlande. La pureté des paysages de Nouvelle-Zélande. Les animaux du Costa-Rica. Les heures à regarder les paysages défiler en Amérique Latine. Je revois les visages de tous ceux qu’on a rencontré sur la route, les moments d’insouciance à se dire qu’on avait le temps, les soirs à s’endormir sans réfléchir, quand on mettait 2h à Paris tellement on retournait trop de choses dans nos têtes. Les matins à ne pas se poser de question, sans horaires ni contraintes, à enfiler ses baskets et à filer courir un peu au bord de la mer.

 

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C’est un peu dur d’écrire tout ça, de mettre des mots sur des sentiments un peu confus, de faire la part des choses entre objectivité et nostalgie. Le voyage ne peut pas être un état permanent, ça je le sais, et ce ne serait même pas une bonne chose. Pendant ce voyage, je dois dire que j’avais par moment un vrai besoin d’ancrage, de routine, de vie professionnelle et de réalisation. Rentrée en France, je me rends compte que ce pays nous donne une vraie chance de faire ce que l’on aime, une protection sociale sans équivalent, une qualité de vie incroyable et surtout l’opportunité de choisir la vie que l’on souhaite. Tout le monde râle, mais personne ne se rend compte qu’en fait, ici, c’est le paradis. Alors c’est sûr, on bave un peu sur instagram devant les photos de surfeuses en se disant qu’on serait mieux sur une plage à vendre des noix de cocos, et puis en fait, c’est – en tous cas pour ma part – pas tellement vrai !

 

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Mais avoir cette conviction ne m’empêche pas d’avoir des rechutes. L’autre jour, j’ai fondu en larmes devant un reportage sur le Sri Lanka. On m’avait prévenu que le retour serait difficile. Que quand on a gouté au virus du voyage, on n’arrive jamais vraiment à s’en défaire. Ca, je le savais déjà, j’ai toujours eu la bougeotte… Alors j’espère réussir à tourner cette belle page comme il se doit. Garder en tête tout ce que j’ai vu et appris. Appliquer les enseignements sans retomber dans les travers. Et puis surtout réussir à trouver un équilibre entre la frénésie parisienne, le besoin de nature et l’appel du voyage. Prochaines destinations : le tour des Caraïbes et le tour de l’océan indien – dans, je l’espère, pas trop longtemps !

 

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34 Comments

  1. Kenza février 19, 2015

    Très bel article, merci. Je n’ai pas de solutions malheureusement..

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    • Margaux février 19, 2015

      Merci Kenza ! Effectivement, pas de solution, sinon organiser sa vie de façon à pouvoir voyager le plus souvent possible :)

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  2. Mymy de kangourooz février 19, 2015

    Salut miss,
    Je viens de lire ton article et j ai l impression que tu écris ce qu il y a dans ma tête…
    Je suis en Australie ca va faire 2 mois je profite un Max mais j ai peur du retour car j ai également la bougeotte…
    J ai du mal a m imaginer dans une vie métro boulot dodo….
    Écris moi quand tu veux et j aimerais bien te rencontrer un jour.
    Bonne continuation et bon courage
    Mymy

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    • Margaux février 19, 2015

      Salut Myriam, merci pour ton commentaire, je ne suis pas toute seule, ça rassure :) Avec plaisir pour se rencontrer quand tu rentres, j’aurais un peu de recul sur le retour en plus alors on pourra en discuter ! Profite à fond du temps qu’il te reste, et puis je suis sure que tu trouveras d’autres moyens/occasions de repartir plus tard. N’y pense pas trop ! Bisous

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  3. Maïa février 19, 2015

    Très très bel article !
    Malheureusement, il parait que c’est toujours le retour le plus dur dans un voyage pareil…
    Mais tu sais tirer les points positifs, tu réfléchis profondément et au lieu de rejeter ta vie « d’avant » le tour du monde, tu l’accueilles à bras ouverts en cherchant de nombreuses solutions pour l’améliorer et profiter de ce que tu as !
    On dirait une véritable renaissance, tu es super forte, je t’admire vraiment !

    Bon courage en tout cas et qui sait, peut-être que dans 5 ans tu vendras des coconuts sur la plage de Jaco !!!

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    • Margaux février 19, 2015

      Merci Maïa pour ton commentaire, ça me fait super plaisir ! J’essaye d’avoir des projets et de mettre du positif dans tout, c’est comme ça qu’on avance et qu’on arrive à se réaliser. Moi jveux aller à Jaco avec toi boire dans des coconuts hahaha !

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      • Maïa février 19, 2015

        Mais ouiiii ! On verra laquelle de nous deux craquera la première et ira vendre des coconuts ! Entre sessions surf, yoga et apéro on sera pas mal là bas !

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  4. Adélie février 19, 2015

    Salut Margaux!
    Le temps a bien passé depuis l’époque où on a regardé pour la première fois ensemble les étoiles d’Atacama, mais j’ai suivi ton voyage silencieusement et avec délice! La bougeotte, je la connais bien (tu t’en doutes), et ce dernier article est si vrai! J’ai ressenti tout ce dont tu parles à chacun de mes retours: les autres qui n’ont pas changé, Paris ce vieux pote et la facilité de notre vie de privilégiés. Passer de la Palestine à New York, crois-moi ce fut un choc! A peine quelques heures d’avion, et pourtant.
    Bref, tout ça pour t’envoyer des bisous, te souhaiter un bon retour et bon courage, et peu être à bientôt!

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    • Margaux février 19, 2015

      Oh mon lama dédé ! Ca me fait hyper plaisir de voir ton commentaire, inattendu mais ultra cool :) J’ai moi aussi suivi tes aventures, je suis contente de voir que tu suis tes passions et surtout que tu t’épanouis. J’ai énormément pensé à toi à Atacama, plein de souvenirs dans la tête mais aussi plein de choses que j’avais oubliées. Fais-moi signe quand tu repasses à Paris. Bisous

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  5. Noush février 19, 2015

    Bon retour ! J’espère que tu te feras vite au rythme parisien :)

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    • Margaux février 20, 2015

      Merci ! Oh bah c’est déjà fais, c’est comme le vélo ça s’oublie pas ;)

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  6. Mariednkite février 19, 2015

    Un très bel article!!!
    Je me suis reconnue dans une grande partie de ton récit et ça m’a fait chaud au coeur, tu as su mettre les bons sur les choses que je n’arrive pas à bien exprimer :-)
    Et oui la bougeotte, les voyages, les rencontres, le retour à la maison, le sens qu’on veut donner à notre vie olalala…la vie est belle faut en profiter temps qu’on peut et oui la vie en France est facile pour certaine chose et horrible pour d’autres faut juste savoir faire les bons choix et décider de la vie qu’on veut avoir :-)

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    • Margaux février 20, 2015

      Merci beaucoup pour ton commentaire Marie ! Oui c’est vrai mes propos sont un peu à nuancer mais j’avoue qu’après tout ce qu’on a vu en Amérique Latine, on avait plus l’habitude de tout ce confort et ces richesses flagrantes. En tous cas tu as raison, il faut en profiter à fond, et c’est bien ce que vous faites toi et ton chéri ! J’espère qu’on aura l’occasion de se croiser un jour :) Bibi (sur ce, je file sur ton blog ça fait un moment que j’y suis plus retournée).

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  7. Sandrine février 19, 2015

    ton article met une claque, quel aventure! aventure que j’ai suivi par le biais de tes articles. on ressent dans ce dernier article la manière dont tu as grandi, que du bons pour la suite et te souhaite pleins de beaux autres voyages :-) bise a bientôt

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    • Margaux février 20, 2015

      Merci Sandrine pour ton commentaire et de nous avoir suivi aussi fidèlement :) J’espère que tout va bien pour toi et Fred également. On se recroisera peut-être bientôt ? Bisous

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  8. Aklanoa février 19, 2015

    Ton article est tres bien ecrit.
    Je revois mes amis, fraichement rentrée de nouvelle zelande qui nous parlaient de voyage de simplicité et de culture.
    Aujourd’hui l’un a trouvé un travail et economise pour faire le tour de la france en stop. l’autre n’a pas levé le petit doigts et reste au chômage entretenue par ces parent. Voyager est une chance. elle fait grandir mais il faut savoir saisir cette chance.

    je te souhaite une bonne recherche de job. Je pense que se voyage t’as apporté beaucoup (et que tu n’es pas du tout comme mon deuxième pote) ^^

    Répondre
    • Margaux février 20, 2015

      Le tour de France en stop ? C’est génial ! C’est vrai qu’on part voyager à l’autre bout du monde sans être allé partout en France alors qu’il y a des paysages magnifiques et hyper variés. En ce qui concerne ton 2e pote, c’est peut-être le blues du retour, c’est pas toujours facile de se remettre sur les rails après un tel voyage. J’espère qu’il saura rebondir ! En tous cas, rassure-toi ce n’est pas mon cas même si j’hésite encore un peu à la voie à donner à mon orientation professionnelle. Mais je me dis que je dois saisir les opportunités et ce qui me paraît être un choix naturel sera le bon pour moi. Bisous Marinette :)

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  9. Anne février 19, 2015

    Je te souhaite vraiment de ne pas oublier et de ne pas replonger trop vite dans la folie de ce monde… ne pas oublier l’essentiel…!

    Répondre
    • Margaux février 20, 2015

      Ecoute je pense que certains travers sont parfois inévitables quand tu évolues dans un système mais après il est évident que je n’oublierais rien et que j’ai déjà changé mes comportements, ma consommation et ma vision des choses ! Je ferai de mon mieux ;)

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  10. Daily about Clo février 20, 2015

    Cet article résonne en moi, je suis rentrée depuis trois mois après avoir passé un an en Nouvelle-Zélande.
    Bel article en tout cas.

    Répondre
    • Margaux février 20, 2015

      Coucou Clo ! Oh je croyais que ça faisais plus longtemps que ça ! Oui en plus toi tu as vécu à un endroit fixe, tu as construit une relation amoureuse… ça a du être différent et peut-être même encore plus fort que ce que j’ai ressenti. Bon courage en tous cas ;)

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  11. merrygoroundgirl février 20, 2015

    C’est vrai que quand on revient on est différent, c’est quand même un bout de vie passé au bout du monde à découvrir de nouvelles choses!
    C’est sûr qu’il faudra du temps avant de se réapproprier le quotidien pas franchement pareil. Mais tu vas y arriver, je suis sûre que tu vas vite trouver un travail et que tout çà se fera doucement, jusqu’à votre nouveau départ pour un autre tour du monde :)

    Bisous!

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    • Margaux février 20, 2015

      Merci ma belle ça me fait chaud au coeur ton commentaire, en plus tu es celle qui nous a suivi le plus fidèlement je crois ;) Comme toi je ne m’inquiète pas non plus, il est évident que d’autres aventures nous attendent ! Et puis moi j’attends ton voyage aux USA maintenant, à ton tour de nous faire un peu voyager !

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  12. Océalie février 20, 2015

    Tu décris très bien tous les sentiments qui t’envahissent lors de ce fameux « retour ». Comme toi, j’avais le sentiment que j’avais changé, que ma vie ne serait plus la même. Et puis la vie reprend le dessus ainsi que les soucis quotidiens. Ce qui est malheureux c’est qu’il faut travailler pour vivre, n’est ce pas ? Sinon je me verrais bien vendre des noix de coco sur la plage moi (lol) ;) Je vois aussi Paris de la même manière que tu le vois en ce moment (en fait depuis que je vis en province j’ai cette sensation à chaque fois que j’y retourne hehe) et je trouve que la France est une vraie fourmilière comparée à l’Australie ou à la NZ. Bon courage pour cette réadaptation mais vue ta lucidité, je ne me fais pas de soucis :)

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  13. Geraldine février 20, 2015

    8 mois sur la route ça envoie du reve !
    J’imagine effectivement la difficulté du retour ! Bon courage !

    Répondre
    • Margaux février 20, 2015

      Merci beaucoup <3

      Répondre
  14. ema février 20, 2015

    Très bel article
    C’est vrai que le voyage rend plus humble et procure tellement de bienfaits qu’on devrait le conseiller à beaucoup…. courage pour la reprise et si la nostalgie revient hop un coup d’oeil aux photos :)

    Répondre
    • Margaux février 20, 2015

      Oui mais regarder les photos me rend nostalgique c’est un cercle vicieux !! Merci pour ton commentaire ;)

      Répondre
  15. Laura février 26, 2015

    Merci pour ton article, j’ai fait un petit bout de voyage avec toi :)

    Répondre
    • Margaux février 26, 2015

      Merci à toi d’avoir lu mon pavé et pour ton commentaire :)

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  16. Léonor mars 4, 2015

    C’est un magnifique article ! Je comprends à 100% la partie où tu expliques que t’as changé, c’est exactement ce qui m’est arrivé après mon Erasmus. Le problème c’est que moi j’ai jamais réussi à me réhabituer à ma vie d’avant et c’est pour ça que j’ai décidé de quitter mon pays, mais je pense que je suis un cas extrême :). J’espère pouvoir expérimenter un jour la partie « Désapprendre », même si ça me fait un peu peur je suis persuadée que vivre à mille lieues de notre confort est une expérience qu’il faut faire au moins une fois dans sa vie !

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    • Margaux mars 6, 2015

      Ah oui ben c’est une bonne chose aussi, ça te permet de voir où tu te sens chez toi et de choisir l’endroit où tu as envie de faire ta vie ! Je te souhaite aussi de « désapprendre », ça fait faire un grand bond en avant en terme de maturité et puis prendre du recul sur la vie en général… bisous !

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  17. Marine avril 9, 2015

    Je viens de decouvrir cet article. Oh que je te comprends, mon retour apres 9 mois de voyage en Oceanie il y a 5 ans n’a pas ete simple. Mais on s’en remet. Et malheureusement on reprend ses habitudes et ses travers aussi. Mais je crois que ca te change tellement profondement que tu n’en as pas toujours conscience, et ces changements servent de garde fous et de boussole dans les moments compliques. Et cette boussole interne se recharge 10000 fois plus a chaque fois que tu ressors de ton quotidien et que tu te laisses alle a la vraie decouverte, que ce soit en France ou ailleurs, par le voyage ou juste par l’echange avec quelqu’un. J’aime la facon dont tu decris Paris a ton retour. Pousse l’experience a fond, et offre nous encore plus de ce Paris a travers des yeux qui petillent! :)

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    • Margaux avril 9, 2015

      Merci pour ton commentaire qui me fait très plaisir. Effectivement, la vie a repris son cours et les vieilles habitudes sont revenues au galop. Mais je n’oublie rien et je sens que j’ai profondément changé :) Tu as raison, la découverte c’est tous les jours ! Bisous

      Répondre

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