Résolutions // Etre écologique sous les tropiques

Je parlais récemment avec un entrepreneur engagé dans un projet à portée écologique et solidaire et il m’a dit quelque chose qui a vraiment résonné en moi. Il m’a dit « tu sais l’écologie c’est le grand défi du 21ème siècle mais les gens n’en ont pas encore vraiment conscience car ils n’y sont pas confrontés personnellement. Pour eux, c’est un concept abstrait qui ne les touche pas directement, ils ont donc du mal à changer leurs comportements ».

Et je me suis dit qu’en fait j’étais ces gens. Alors oui, quand je peux je trie mes déchets – je dis quand je peux car à Bali ça n’existe pas -, je fais attention à ne pas laisser l’eau couler et la lumière allumée, j’essaye tant que faire se peut de consommer des produits de saison et qui n’ont pas traversé toute la planète pour arriver sur les étals du supermarché, j’ai aussi opté pour des crèmes solaires respectueuse de l’océan comme EQ Love ou Les Laboratoires de Biarritz et je fais au mieux pour éviter d’avoir à prendre des sacs plastiques quand je fais des courses. Mais globalement, sur le reste, je suis une très mauvaise élève.

Je voyage beaucoup donc l’empreinte carbone de mes trajets en avion est énorme. Je ne prends plus le métro et roule désormais en scooter quotidiennement. Quand j’ai besoin de fringues, je vais dans les boutiques de « fast fashion ». J’achète des bouteilles d’eau en plastique car à Bali, l’eau du robinet n’est pas potable. Je surfe donc j’ai pas mal de combinaisons en néoprène, dont on connaît aujourd’hui l’impact sur l’environnement. J’adore le café et consomme donc pas mal de capsules. Je n’ai pas spécialement un gros budget cosmétiques et soins du corps donc j’utilise des shampoings et gels douches industriels… et on peut continuer comme ça longtemps !

Bref, je revendique un mode de vie plus simple, un rapprochement avec la nature et un amour profond de la planète bleue mais si je me regarde dans la glace, je n’ai pas vraiment de quoi être fière. Cet hiver à Bali a aussi été une grosse prise de conscience. Voir les plages jonchées de déchets et nager au milieu des emballages plastiques a été un gros choc.

Donc, comme il n’est jamais trop tard pour changer, j’ai choisi que 2018 serait celle de mon virage écologique. Alors évidemment, je ne vais tout changer de vie de A à Z, mais intégrer quelques trucs à mon mode de vie pour agir de façon plus responsable. Voici quelques résolutions que j’ai prises et qui sont potentiellement applicables à votre quotidien ou à vos voyages : à quelques semaines des vacances d’été, ça ne peut pas faire de mal !

  • Compenser l’empreinte carbone des trajets en avion

Des plateformes en ligne existent pour calculer l’empreinte carbone de vos trajets. Dans mon cas, il s’agit d’avion et de scooter, mais il peut aussi s’agir de trajets en voiture ou en train. Si on prend l’exemple de l’avion, je fais au moins deux AR par an Paris/Bali. Et bien rien qu’avec ça, je consomme 11,02 tonnes de CO2*, soit 6,12 fois ce que la Terre peut supporter par personne par an pour stopper l’accroissement de l’effet de serre. Les plateformes en ligne calculent directement le coût total de la compensation de ces émissions. Dans mon cas, elle s’élève à 220,44 euros. En versant cette somme sur ce type de site, vous compensez  le bilan carbone dans l’autre sens grâce à des projets solidaires comme la reforestation par exemple. Une bonne action facile à faire si on prévoit l’investissement à l’avance.

* Calcul réalisé sur : www.goodplanet.org

  • La consommation d’eau

Au lieu de collectionner les bouteilles en plastique, j’ai investi dans une gourde en verre de bonne qualité à remplir et emmener avec moi où que j’aille. C’est tout simple mais c’est quand même un réflexe à prendre au quotidien auquel on ne pense pas toujours, sans compter que sous les tropiques, les bouteilles chauffent vite !

  • Opter pour des produits de douche respectueux de l’environnement

Je ne citerai pas les marques que j’utilise jusqu’à maintenant mais en gros je prends toujours les shampoings et gels douches industriels les moins chers au supermarché du coin. Je ferai désormais attention à ce que j’achète en privilégiant les produits certifiés biologiques, sans sulfates et autres produits nocifs à la fois pour l’organisme et l’environnement. Il y a notamment un shop spécialisé dans la consommation responsable à Bali, qui s’appelle bali buda – une piste pour mieux consommer  !  http://www.balibuda.com

  • Participer à des collectes de déchets sur la plage

A Bali, des collectes de déchets sont organisées régulièrement par les associations – et c’est également le cas en France. Je m’engage donc à y prendre part lorsque l’occasion se présentera ! Si vous êtes dans le sud-ouest, n’hésitez pas à suivre l’actu de l’asso Elles Surf : https://www.ellessurf.com – assez active dans le domaine.

  • Réduire l’addiction au « fast fashion »

On va être honnête, clairement j’aime m’habiller, j’aime la mode et j’aime le shopping. Dans ces conditions, il est difficile de rester hors des sentiers du fast fashion et je pense que je n’y arriverai pas. Pour autant, j’ai drastiquement réduit ma consommation en privilégiant des basiques que j’adore. Avec ma colloc Laura, on a aussi mutualisé nos garde-robes pour pouvoir s’emprunter des trucs quand on en a marre de nos fringues. Et je dois dire que ça marche hyper bien : on a l’impression d’avoir des nouveaux trucs sans dépenser un centime !

  • Toujours avoir un sac en toile sur soi

Que ce soit pour les courses, le diner take-away ou la combi trempée, on a tendance à ne penser à rien et à arriver devant le fait accompli en se disant « merde » et là, pas moyen d’échapper au sac plastique. Je le faisais à Paris mais j’ai beaucoup moins ce réflexe à Bali. Désormais, je mettrai dans mon scooter un sac en toile en cas de besoin !

  • Laisser moins de traces en surfant

Entre la wax issue de la pétrochimie et le néoprène non recyclable, on ne peut pas dire qu’on soit des élèves modèles quand on surf… J’ai dégoté en cherchant sur le web une wax à base de cire d’abeille, la SIM WAX : est-ce que vous l’avez testée ? (Si vous avez d’autres bons plans, je suis preneuse). Quand on néoprène, je n’en ai pas vraiment besoin à Bali car l’eau est très chaude, alors je collectionne un peu moins les combis qu’avant. Sachez pour autant qu’aujourd’hui, il existe des initiatives qui donnent une deuxième vie au combis comme Néocombine : https://www.neocombine.com – qui fabrique des accessoires fun et sympas à partir des néoprènes en fin de vie. J’ai reçu trois bracelets que j’adore : je vous partage les photos dès mon retour sous les palmiers !

Voilà pour les premières actions que je compte mettre en œuvre de manière très rapide. Si vous avez des tips à me communiquer, je suis complètement preneuse ! Changer ses habitudes est un effort et un travail de longues haleine, mais on ne le dira jamais assez, c’est trop important pour qu’on ne se sente pas concerné. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 Comments

  1. Laura mai 16, 2018

    Coucou baby

    En voilà une bonne résolution ! Pour info, trier ses déchets à Bali ça existe, ça s’appelle « Bali Eco ». Voici leur site Internet : http://eco-bali.com/

    Si tu veux quand tu reviens on s’y met :)

    CIUM CEK LU !

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    • Margaux juin 1, 2018

      Ouiiii on s’y met grave !!

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    • Julie juin 4, 2018

      Je suis Eco-bali depuis un an, ils font vraiment des trucs chouette. C’est dans ma liste des choses à faire quand je reviens à Bali, d’aller les voir et de me renseigner sur ce que je peux faire à mon échelle et si je peux converir mes voisins !!

      Les produits solaire EQ Love et des laboratoires de Biarritz sont vraimen top, j’utilise les mêmes.

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      • Margaux juin 4, 2018

        Je suis sûre qu’avec un peu de volonté et de patience on peut faire des très bonnes choses à Bali !

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  2. Perrine mai 31, 2018

    Pouce en l’air ou high five!
    Mon projet cette année c’est le zero dechet. D’ailleurs je vais peut être ouvrir un nouveau blog à ce sujet.
    Sinon tu connais Picture Organic Clothing? Ils créent des vêtements de sports à base de matières recyclées. Ils viennent de sortir des combis de surf cette année

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    • Margaux juin 1, 2018

      Oh oui ouvre un blog c’est un sujet passionnant et je suis sûre qu’on ne sait même pas qu’il peut être simple d’être plus écolo =)

      Oui je connais, j’aime beaucoup ce qu’ils font !

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