Feed your soul // Rencontre avec Anouk Corolleur, surfer, yogi & wellness coach

Je suis hyper contente de partager avec vous cette interview car chaque mot d’Anouk est pour moi un véritable trésor pour les yeux et l’esprit. Dans la vie, on a tous besoins de modèles, de mentors et de soul sisters pour grandir, et Anouk en fait partie en ce qui me concerne. Voyageuse, free spirit, surfeuse, yogi et aujourd’hui wellness coach: Anouk a choisi de suivre SA voie, celle qui bouillonne à l’intérieur d’elle-même, avec détermination, naturel et surtout s’excuser, et de montrer aux autres qu’eux aussi, ont ce pouvoir entre les mains !

Hello Anouk, peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Je suis née dans une famille de voyageurs et de surfeurs. Quand j’avais 8 ans mes parents nous on emmenées ma soeur et moi au Costa Rica. Je pense que c’est ce voyage qui a éveillé mon âme d’aventurière. J’ai un Bachelor de Marketing de la Griffith University en Australie et ma vague préférée c’est Little Cove à Noosa. Je vis dans un petit appartement à Bordeaux dans lequel je range mes longues planches. Je suis hyper sensible et je pleure vachement facilement. Je mange un avocat par jour et un de mes animaux totem, c’est l’aigle royal.

Tu as quitté une vie conventionnelle pour suivre ton propre chemin. Comment ce processus s’est-il déclenché et matérialisé ?

J’avais le projet de bosser pour des grosses boites de surf genre Billa, Roxy, etc… Je me faisais toute une image hyper cool et trendy de ces jobs, puis je recherchais aussi de la reconnaissance. Quand j’ai commencé à faire des stages, j’ai vite déchanté. Je passais ma journée derrière un ordi et je n’étais pas épanouie. J’ai commencer à avoir de méga crampes d’estomac chaque fois que je devais aller bosser et j’ai passé plusieurs nuits à l’hôpital.

Mon coloc, Darren, un Neo Zélandais, était prof de yoga et surfeur, et il m’inspirait beaucoup. Un jour alors qu’il cuisinait, j’ai déboulé dans la cuisine et je lui ai dit: “Darren, I’m going to surf and travel the world!”. Il m’a regardé dans les yeux et il m’a dit avec son accent kiwi : “Yea you’re so right! When you’ll be old, what will you remember? The money you made in marketing or the waves you surfed?”.

J’ai appelé mes parents, quitté mon stage, et je me suis mis comme objectif de faire $10 000 pour commencer mon aventure. Mon job “alimentaire” de prof de surf est devenu mon job principal, et je me suis découverte l’âme d’une enseignante. Je me suis souvenue que j’avais toujours eu ce don de savoir transmettre et communiquer. Quand j’étais jeune, c’est moi qui aidais mes potes à réviser leurs cours et j’ai toujours adoré parler à un public.

J’ai retrouvé ma joie de vivre de gamine et créé une vie encore plus belle que celle dont je rêvais.

 

Tu es ambassadrice Atmosea, tu as enseigné le yoga… quels rôles ont joué / jouent le surf et le yoga dans ton cheminement ?

Je suis la deuxième génération de surfeurs dans ma famille, j’ai grandi en glissant. C’est génial de pouvoir partager ça avec mes parents et ma soeur. C’est le surf qui m’a donné envi de partir de chez moi à 17 ans et d’aller en Australie. J’ai rencontré la plupart de mes meilleurs potes en surfant, comme le crew Atmosea.

Être dans l’eau c’est un vrai moment de partage et de célébration. Il y’a rien de mieux que de surfer avec des gens que t’aime.

Le yoga est venu parce que je suis tombée amoureuse de Darren, mon coloc. Il était prof d’Ashtanga. J’étais pas hyper emballée par le concept au début, et puis j’ai commencé à faire des salutations au soleil le matin avec lui, à le proposer dans mes cours de surf, et très vite j’en ai fait ma vie.

Ca me fait du bien le yoga. Au corps et à l’esprit. Aujourd’hui, je donne moins de cours mais je garde une pratique rigoureuse. Surtout du vinyasa, l’Ashtanga c’était pas assez groovy pour mon spirit.

 

Aujourd’hui, tu aides les autres à surmonter les épreuves de la vie, trouver leur propre voie et avoir le courage de la suivre. Pourquoi avoir développé cette activité, quelle est ta méthode et quels en sont les résultats ? 

J’ai développé cette activité parce que je vois trop de gens qui ne sont pas épanouis dans leur vie et je sais que c’est pas normal. Je sais que CHACUN d’entre nous est là pour un but ultime et que c’est hyper important d’oser vouloir découvrir ce que c’est. Aussi, je sais que ça demande énormément de courage. C’est une réelle prise de risque, d’oser suivre sa voix intérieure. Il y a tout un tas de peur qui émerge : « Est ce que je vais y arriver ? » « Qu’est-ce que dira ma famille, mes amis, mon conjoint ? »

J’utilise des outils de coaching, c’est-à-dire beaucoup d’écoute. Mais pas une écoute avec la tête pour trouver des solutions, non, c’est une écoute avec le coeur. Pour comprendre profondément une personne, avec compassion, empathie et douceur. Juste ça tu sais, c’est hyper puissant.

N’importe qui peut le faire, ça demande juste d’être aimant et humain.

Après j’aide la personne à déconstruire certaines histoires qu’elles se fait d’elle-même et certaines croyances qui limitent l’expression de ces talents unique.

C’est un boulot génialissime et je commence juste. Le site internet est encore en construction et il devrait être finit d’ici quelques semaines. Je vois déjà quelques personnes et ça se passe super bien.

 

Créer sa propre activité en combinant ce qu’on apporte au monde et ce qui nous fait du bien, c’est assez nouveau. Que penses-tu de cette évolution du concept de « travail » ?

J’aime bien que tu aies mis le mot travail entre guillemets.

Travailler” vient du latin “Tripalium” qui était un instrument de torture. Donc je recommande à mes clients de ne surtout pas travailler ahaha.

Nous ajoutons plus de valeur au monde lorsque nous nous amusons dans ce que nous faisons. Il est important donc de s’autoriser à prendre du plaisir, à être nous-mêmes et à s’exprimer dans nos professions. Que ça soit être PDG d’une grosse boîte, artiste, vendeur, prof de surf, le plaisir dans l’action est attractif et transforme la vie des autres.

La plupart de nos parents et grand-parents ont été éduqués avec la croyance qu’il faut se battre pour être le plus fort, que le travail était fatalement dur, et que plus on est épuisé plus on a le droit d’être payé.

Et, bien que je crois entièrement en une compétition saine et à un niveau d’engagement maximal, il est important de SINCÈREMENT intégrer l’idée que ce n’est pas la destination qui compte, mais le chemin.

Je vois de plus en plus de gens qui s’ouvrent à vivre leur Vérité et ça me met toute en joie rien que d’y penser ahahah.

 

Aurais-tu un mantra, quelques mots ou une routine que chacun devrait appliquer au quotidien pour être davantage dans le vrai, dans l’instant, sur la bonne voie ? 

Se répéter chaque jour 100938984 fois par jour : « je respecte entièrement qui je suis. Je m’aime et je m’accepte, et j’ose exprimer ma vérité quoi qu’il en coûte. »

Photos de surf – crédits Thomas Lodin

Suivez Anouk sur Instagram et sur son site https://anoukcorolleur.com !

2 Comments

  1. Mahe janvier 27, 2018

    ❤️ super belle interview d’une âme hors du commun

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    • Margaux janvier 28, 2018

      Une âme hors du commun on est parfaitement d’accord =)

      Répondre

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