Free spirit & beautiful soul // Rencontre avec Laura, yogi, surfeuse et digital nomad à Bali !

 

Aujourd’hui, je vous présente Laura, avec qui je partage mon aventure balinaise depuis le mois de septembre. C’est à la fois ma colloc, mon pilier, ma meilleure amie ici et mon associée dans les projets professionnels en construction. On passe le plus clair de notre temps ensemble à bosser, surfer, papoter, créer, imaginer, échanger, se soutenir et s’encourager. Laura m’apprend énormément chaque jour. C’est le genre de personne qui marque votre chemin, vous fait faire un arrêt sur image, réfléchir au sens de votre vie et vous poser les bonnes questions. J’avais très envie de lui donner la parole pour vous faire aussi profiter de sa vision des choses. 

 

Laura est originaire du sud de la France. Elle a commencé par la voie classique des études pour s’orienter vers une carrière de journaliste. Après quelques années à travailler dans un bureau, elle a tout plaqué pour devenir prof de yoga. C’était la première manifestation de son envie de suivre ses rêves. Puis, après deux ans à enseigner à Paris, elle s’est envolée pour Bali. Elle y vit désormais depuis un an, et y a développé plusieurs vies professionnelles : professeur de yoga, organisation de retraites, création du concept de la Bali box… Entrepreneur dans l’âme, elle a mille idées à la seconde et ne traîne pas pour les mettre en oeuvre, peu importe le nombre d’heures de boulot ou le prix à payer. Elle essaye, ajuste, modifie, défait, refait, corrige, le tout avec le sourire pour que ses projets marchent et surtout matchent avec son énergie du moment.

 

Avec Laura, j’ai appris qu’un inconnu peut devenir, en quelques instants, un ami pour la vie. Que celui qui veut, peut et y arrive. Que si on prend des risques, on ne perd rien, on ne fait que gagner. Laura, c’est une force de la nature. Elle est comme un volcan, l’air paisible en apparence, mais bouillonnante d’énergie au plus profond de son être. Laura aime la liberté plus que tout et pourtant elle donne tout aux autres. Elle est plus forte mentalement que n’importe qui et pourtant c’est la personne la plus sensible que je connaisse. Laura est un être spirituel, connecté aux énergies et aux âmes. Et pourtant, elle irradie d’humanité.

 

 

 

Tu as tout quitté pour venir t’installer à Bali, malgré les doutes soulevés par ton entourage. Est-ce difficile d’aller à contre-courant ?

 

C’est beaucoup plus naturel et épanouissant pour moi d’aller à contre-courant… Rester dans un moule qui ne me convient pas et suivre une voie qui n’est pas la mienne, en revanche, me prendrait bien plus d’énergie et de temps inutilement. Mais sommes-nous réellement à contre-courant lorsque nous ne faisons que suivre notre cœur ? Tout n’est pas toujours facile pour autant… Quand on a l’audace et le courage de suivre ses rêves, on se heurte à beaucoup d’obstacles, il y a comme une volonté subtile de l’univers de nous tester… Mais une fois qu’on a mis son cœur à la tâche et lâché prise en faisant confiance au processus quel qu’il soit, la récompense est d’autant plus savoureuse…

 

Quels conseils pourrais-tu donner à ceux qui rêvent d’écouter leur petite voix intérieure mais n’osent pas franchir le pas ?

 

Je leur dirais que rien de mal ne peut arriver quand on suit la voie que notre âme s’est spontanément choisie, au contraire : c’est en résistant aux changements qui nous appellent continuellement que l’on provoque des accidents, déclenche des maladies, attire de la “malchance” et se connecte aux mauvaises personnes… Certes, faire un pas dans le vide est angoissant et demande beaucoup de courage, mais c’est souvent la meilleure façon de procéder pour que la première marche de l’escalier apparaisse. J’ajouterais aussi que toutes les potentielles souffrances qui pourraient en découler, comme par exemple se mettre à dos un entourage qui désapprouverait nos choix, ne sont rien en comparaison de la joie de faire ce à quoi nous sommes destinés. Il ne faut pas non plus redouter la traversée du désert qui suit la plupart du temps les grandes décisions… Tout ne se fait pas en un clin d’oeil et cela prend parfois du temps de se réajuster, mais quand arrive enfin ce moment où l’on entre en contact avec sa légende personnelle et les personnes qui nous font avancer, on comprend que cela en valait la peine.

 

 

Journaliste, yoga teacher, exportatrice, fashion designer… tu as aujourd’hui de multiples casquettes. Est-ce un choix de ne pas faire de choix ?

 

Voila une question bien philosophique et cela me rappelle la scène finale de L’Auberge Espagnole quand Xavier, le personnage de Romain Duris, prononce en se remémorant le visage de chacune des personnes qu’il a rencontrées pendant son séjour à Barcelone : “je suis lui, et lui, je suis elle…” avant de finalement se remémorer son personnage enfant, qui veut écrire des livres : “je suis lui aussi, et lui, je ne veux surtout pas le décevoir”.

 

Je crois que déjà enfant je trouvais ça triste et injuste de devoir me limiter. J’ai toujours eu besoin de m’exprimer, d’inspirer, de planter des graines… Or il existe de multiples façons de le faire et cela me permet justement de me réinventer en permanence, de me nourrir sans cesse. Pour autant, l’intention reste identique. Que j’écrive un article ou que je donne un cours de Yoga, je fais donc exactement la même chose.

 

Tu es donc aujourd’hui « digital nomad ». Une journée type à Bali dans la peau de Laura, ça ressemble à quoi ?

 

Depuis que le surf est entré dans ma vie, et malgré le fait que cela soit totalement cliché, je vis généralement sur le rythme des marées. Mes journées s’organisent donc en fonction du moment où je vais pouvoir aller dans l’eau. Le reste de mon temps est consacré à mes activités freelance, en gros : je crée. En fonction de mes besoins, cela peut être de l’écriture, ou bien développer un projet de retraite avec ALOHA YOGA, imaginer des nouveaux concepts, contacter des marques pour LA BALI BOX. Je diffuse aussi beaucoup sur les réseaux sociaux, cela demande de l’organisation et de la patience, deux choses qui me font parfois cruellement défaut. Enfin, je passe aussi beaucoup de temps avec mes amis, la vie à Bali est évidemment très agréable : on se rejoint pour le sunset, on se fait des sessions de surf tous ensemble, on sort parfois jusqu’au petit matin… Tout dépend de ce que le climat tropical a prévu pour nous. C’est de coutume quand on vit sur une île, on est vraiment connecté aux éléments de la nature.

 

Bref, c’est important pour moi d’avoir la liberté d’organiser mes journées comme je l’entends et c’est pour cette raison que j’ai choisi cette vie.

 

 

Etre créatif demande d’être inspiré. Bali t’apporte cette inspiration ?

 

Cela dépend. Il y a des énergies très puissantes à Bali qui nous plongent dans des états d’euphorie fort inspirants, mais la chaleur est omniprésente et on a vite fait de sombrer dans la léthargie. Ce qui m’inspire très certainement, en revanche, c’est d’être connectée à la nature et plus particulièrement à l’océan. Avec le recul, je crois que ce n’est ni plus ni moins qu’une façon détournée d’être au contact de moi-même, dépouillée de tout le superflu. Et je ne vois pas comment on peut être inspiré si l’on ne regarde jamais à l’intérieur. Est-ce lié à Bali directement ? Je l’ignore… Mais dans la mesure où je me sens à la fois chez moi et hors de ma zone de confort, mon être est en ébullition permanente.

 

Tout cela fait rêver. Pourtant, il y a aussi des « downsides » qu’on ne montre pas sur les réseaux sociaux mais qui font pourtant partie du jeu. Quels sont les obstacles auxquels tu as dû / tu dois faire face ?

 

Suka Duka”, comme le dit l’expression locale, la vie est faite d’ombre et de lumière, on doit accepter de jongler entre les deux et persévérer pour trouver la voie du milieu… C’est d’ailleurs en cheminant dans cette voie que l’on s’aperçoit que nous sommes l’origine de la plupart des obstacles auxquels nous faisons face. Tout est une question de point de vue et c’est ce que j’aime particulièrement ici : Bali est une terre qui enseigne. Il est vrai que nous ne sommes cependant pas tous prêts à recevoir la leçon…

 

Quelles sont tes armes pour toujours aller de l’avant quoi qu’il arrive ?

 

Je crois que mon arme la plus fatale réside justement dans le choix et la liberté de ne pas en avoir. Plus j’avance et plus je vis dans le contentement et la non résistance de ce que l’Univers a préparé pour moi. Je suis dans l’acceptation totale du passé et de mon présent. Attention, cela n’a rien à voir avec le défaitisme, il s’agit plutôt d’un état de pure confiance par rapport aux processus qui sont en cours, même si les événements ne se déroulent pas toujours comme on l’aurait voulu. C’est ainsi que l’on tombe 7 fois et que l’on se relève 8…

 

 

Pour toi, la vie est-elle un chemin tout tracé, un carrefour à choix multiples ou un grand jeu de hasard ? 

 

Einstein a dit que le hasard, c’était Dieu qui se promenait incognito… C’est un peu ma vision des choses : une conscience qui nous lie, d’une certaine façon, les uns aux autres mais aussi à la source – malgré l’illusion du quotidien qui nous donne à croire que les choses se produisent par pure coïncidence. C’est un peu comme lorsqu’on comprend que la vague et l’océan sont une seule et même énergie. Pour autant, nous disposons de notre libre arbitre. Je crois juste que le point final que nous nous sommes choisis sera de toute façon atteint, quel que soit le chemin que nous avons décidé d’emprunter.

 

As-tu un mantra ou un crédo que tu appliques au quotidien ?

 

No rain, no rainbow !

 

 

2 Comments

  • Marie Voyages

    15.11.2017 at 12:36 Répondre

    Laura est une personne tellement inspirante ! Merci pour ce bel article qui donne envie de ne pas avoir peur du changement, d’aller de l’avant et d’être libre :)

    • Margaux

      16.11.2017 at 01:48 Répondre

      Oulala oui et j’en découvre tous les jours, elle a toujours une anecdote, un avis ou une vision différente qui te fait prendre du recul et voir les choses différemment =)

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