Live the life you love // Axelle et son yoga nomade !

 

Quand le voyage sème ses graines et nous permet de trouver notre voie peu importe notre âge et notre parcours ! C’est ce qui s’est passé pour Axelle, créatrice du concept de yoga nomade Yomade, qui s’est lancée dans l’aventure de l’entreprenariat  à l’âge de 40 ans et à son retour de… Bali ! Avec son van Volkswagen rempli de tapis de yoga, son énergie communicative et son écoute des autres, Axelle a été un de mes gros coups de coeur de cet été. Rencontre avec une personnalité unique, pleine de positivité et pour qui tout est possible si on s’en donne un peu la peine =) 

 

Hello Axelle, raconte-nous ton parcours !

 

Originaire du nord de la France, j’ai déboulé à Paris pré-ado. A l’époque, j’étais la petite provinciale mal sapée donc l’atterrissage a été compliqué, mais ça m’a guidé par la suite avec un mantra qui m’a suivi toute ma vie : « il faut se faire un peu toute seule, avoir des rêves et les suivre ». J’ai suivi le parcours classique pour finir en fac d’éco, je n’avais pas trop de rêves et mon père me voyait banquière ! Puis j’ai eu l’opportunité de partir un mois à Sydney en Australie. Je me suis rendue compte que l’économie, c’était pas du tout mon truc et le voyage avait commencé à semer ses graines. Je me suis réorientée vers le journalisme et me suis retrouvée en poste à 22 ans. J’étais beaucoup trop jeune, donc j’ai dit « merde » à tout le monde pour repartir en Australie. Là-bas, j’ai bossé pour une radio et j’habitais en colloc sur la plage. Mon mec m’a rejoint, on a trouvé un combi Volkswagen orange avec un pare-buffle qui datait de 73 et on est parti sur la route !  De retour à Paris, j’ai continué dans le journalisme et j’ai eu l’opportunité de partir en Chine et en Nouvelle-Zélande pour faire des reportages.

 

 

Et c’est là que tu découvres le yoga…

 

Oui ! J’ai poussé la porte d’un studio de yoga bikram et là j’ai pris la claque de ma vie. La chaleur donne un coup de pied au cul, ça donne des super pouvoirs à la sortie du cours, tu te réappropries ton corps et tous tes soucis s’envolent ! La petite anecdote marrante c’est que le cours était en anglais et le prof n’arrêtait pas de dire « inhale, exhale ». Moi, je croyais qu’il disait mon prénom « Axelle », et je me disais « merde qu’est-ce que je fais de mal » ! A la fin du cours, j’en parle avec lui et on explose de rire ! Ce petit truc m’a fait me dire que c’était un signe et que je voulais faire ça à côté du journalisme.

 

 

Et comment t’es venue l’envie d’enseigner ?

 

J’ai commencé par prendre des cours en Nouvelle-Zélande puis je suis rentrée à Paris où j’ai enchaîné à fond ! J’ai finis par me dire que j’avais envie de partager ça, qu’on a tous ce truc en nous et que c’est un formidable bouclier qui nous aide dans les moments difficiles. Alors pourquoi pas aider les autres à le développer ? Mon boulot de journaliste m’avait permis de mettre de côté et en 2013 je suis partie en training de bikram à Los Angeles sur 9 semaines. J’ai mis toutes mes affaires dans un box et bye bye Paris. La formation, c’était chaud ! Deux cours de bikram 6 jours sur 7, ça déclenche des trucs, les problèmes explosent. Moi, je suis une grosse timide, alors ça a été un énorme challenge. Devant les gens, tu commences à transpirer, tu trembles mais bon t’as vraiment envie d’enseigner donc t’apprends ! Je me suis dit « je suis pas là pour moi mais pour les gens, et ils doivent m’entendre quand je donne mon cours ». Tu finis par oublier ta timidité.

 

 

Et ensuite tu as débuté l’enseignement ?

 

Oui, j’ai commencé par enseigner à Paris mais je suis vite repartie en Inde. J’ai voyagé comme ça sur un rythme 6 mois / 6 mois. Je gagnais ma vie en bossant sur des documentaires et des émissions de télé-réalité. En 2015, je me suis dit « j’arrête le journaliste pour ne faire que du yoga ». Je me suis rendue compte que j’étais trop gentille dans mon boulot et qu’on essayait de m’enfumer. Je me suis dit « tout ça pour ça » ! Au final, je perdais tous les bienfaits de la pratique du yoga. Je me suis dit « c’est le moment de laisser ma place, j’écris le deuxième chapitre de ma vie ». 2015, c’était aussi l’année de mes 40 ans et je suis repartie à Jakarta pour donner des cours de Fly Yoga et de Hot Vinyasa. J’ai prolongé en allant à Bali pour faire une formation de Yin Yoga. Et là, j’ai fait mon premier « Vipassana » de méditation : 10 jours de silence pour me recentrer sur mes choix et ne plus avoir de doutes.

 

 

C’est là que t’es venue l’idée de monter Yomade ?

 

Oui ! En février 2016, j’ai eu envie de rentrer pour créer mon entreprise. Je voulais monter mon propre concept, mais sans argent ni associé, c’était compliqué. Et puis un jour, en pratiquant et en me demandant comment faire du yoga différemment, je me suis dit « et si j’achetais un combi ! Je mets tout le matos dedans et je me déplace dans les jardins, en entreprise etc. ! ». J’aimais beaucoup l’idée de créer un lien direct et de casser le côté prétentieux du studio qui peut parfois sembler inaccessible surtout aux débutants. Les gens qui viennent faire du yoga se confient à toi, ils s’ouvrent, une relation s’engage, ça donne envie d’échanger des choses. On est loin du côté «  gourou » que les gens associent souvent au yoga. Se découvrir soi et trouver sa surpuissance, c’est le plus beau des cadeaux ! Et dans un monde avide, sans échange, sans retours financiers, ça peut paraître naïf à dire mais je trouve ça super de voir les gens sortir du cours en disant « j’ai la pêche, je me sens bien, ça a changé ma vie ». Je développe d’ailleurs un aspect plus solidaire du yoga avec des cours dans des foyers de jeunes en difficultés et à la rentrée dans un centre de détention. C’est incroyable de voir à quel point les bienfaits sont immédiats.

 

 

Qu’est-ce que tu aimerais dire aux personnes qui nous lisent ?

 

Que changer de vie pour faire ce qu’on aime, c’est possible, quel que soit l’âge. On est pas mal de nanas de 40 ans qui n’avons pas connu la crise comme vous, les 25/35 ans. On n’est pas aussi agiles, on ne sait pas encore changer de vie. On me demande d’ailleurs souvent comment j’ai fait. Je réponds toujours que je n’avais pas envie de faire de compromis : il faut vivre la vie qu’on a envie de vivre. Notre bagage de connaissance n’est pas hermétique : il nous sert toujours pour la suite ! La vie, c’est fait de vases communicants.

 

 

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6 Comments

  • Knit Spirit

    11.09.2017 at 07:05 Répondre

    Très inspirante cette interview !!!

    • Margaux

      11.09.2017 at 08:28 Répondre

      Ouiii cette fille est super inspirante, gros coup de coeur =)

  • merrygoroundgirl

    15.09.2017 at 13:39 Répondre

    J’aime tellement cette interview, ça fait du bien!

    Céline

    • Margaux

      16.09.2017 at 03:17 Répondre

      Oui cette fille est tellement positive et pleine de peps, elle recharge les batteries !

  • Marie

    03.10.2017 at 11:28 Répondre

    ça donne tellement la pêche !
    je n’ai que 30 ans….des idées pleins la tête toutes orientées vers le yoga et l’Ayurveda mais je n’ai pas les moyens financiers alors je dois avoir de la patience et c’est justement ce genre de carrière qui me faire garder espoir car concrétiser ses rêves peut demander BEAUCOUP de temps et à 30 ans du temps on a !
    Merci pour cet interview et pour ton blog ! (découvert ce matin grâce à Laura de Aloha <3 )
    Namaste
    Marie

    • Margaux

      04.10.2017 at 05:20 Répondre

      Coucou Marie, merci pour ton commentaire, ton projet a l’air top… renseigne-toi avec ton entreprise, les organismes de formation, Pole Emploi, etc. car nous avons la chance de vivre dans un pays qui laisse sa chance à la reconversion et l’accompagne parfois très bien. L’argent ne doit pas être un frein =) ! J’espère que tu pourras vite réaliser tes rêves. Bises !

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