NOMAD // Passer plusieurs mois ou s’installer à Bali, comment on fait ?

Bali fait rêver et surtout, Bali est une super étape lorsqu’on se lance dans le digital nomadisme ! Pour moi, ça a été la révélation, non seulement parce que cette île réunit tout ce que j’aime (surf, yoga, contre-culture, liberté, vie tropicale) mais aussi parce que les conditions y sont idéales pour se trouver, se révéler, s’aligner, créer et se réaliser.  

Mais voilà, s’installer à l’autre bout du monde reste un pas à franchir, et cela ne se fait pas en claquant des doigts. Au-delà de l’aspect idyllique, il y a une réalité administrative, légale et financière à ne pas négliger. Vous êtes nombreux à me demander des infos sur ce volet, j’ai donc compilé toutes les ressources relatives aux vols, visas, logements et aspect légal du travail sur place pour vous faciliter la tâche.

L’avion  

Les vols pour Bali : compter environ 17 heures d’avion au total et un coût entre 600 et 1000 euros l’aller-retour selon la période et la compagnie. Les vols « simples » coûtent entre 400 et 700 euros (toujours pareil, selon la période et la compagnie). Il n’existe pas de vol direct depuis la France, vous aurez donc au minimum une escale à effectuer (Doha, Taipei, Bangkok, Singapour…).

Côté compagnies, j’ai effectué les trajets avec Thaï, Air China et Qatar, avec une préférence pour Qatar qui permet aussi de découper davantage le trajet en deux vols équilibrés, mais les autres sont très bien aussi. Je prends toujours mes vols sur Skyscanner.

Le visa

 Le visa touristique est gratuit et permet de rester 30 jours. Il est possible d’acheter une extension de 30 jours à l’aéroport pour 25$, aux desks juste avant le passage de l’immigration.

Pour rester davantage, plusieurs visas sont disponibles : le visa D-212 « Multiple Entries » d’une validité d’un an, permettant de rester 60 jours d’affilée (avec 4 extensions de 30 jours possibles sur l’année). C’est celui que j’ai pris.

Une autre option est le social visa B-211, qui permet de rester 6 mois d’affilée sans sortie du territoire. Enfin, si vous êtes embauché par une entreprise à Bali, vous pouvez bénéficier du Kitas qui permet de rester un an sur place sans interruption.

Tout est parfaitement expliqué ici sur le Bali Blog.

Pour toutes les démarches administratives parfois un peu complexes (lettres de sponsor, démarches auprès de l’immigration, démarches auprès de l’ambassade à Singapour ou Kuala Lumpur), je vous recommande de passer par un agent. Le mien est Visa4Bali : cela coûte un peu cher mais ils s’occupent de tout !

Le logement

Vous trouverez facilement de quoi vous loger à Bali.

De multiples guesthouses et homestay proposent des chambres tout équipées, que vous pourrez trouver sur les sites de réservation classiques type Booking.com, Hostelworld, Air BNB… Compter environ 15 euros la nuit dans une bonne guesthouse.

Vous pouvez aussi louer une chambre dans une villa partagée avec d’autres expatriés (à partir de 300 euros le mois, croissant selon le standing de la villa) ou bien louer votre propre maison.

C’est l’option que j’ai choisie, les loyers n’étant pas délirants. La maison prise en collocation en 2018 avec Laura m’a coûtée 3700 euros l’année (WiFi et ménage inclus), et celle de 2019 louée seule et qui comprend deux chambres, 4800 euros. Attention en revanche, les propriétaires demandent généralement un paiement intégral au moment de l’entrée dans la maison, ou à minima pour six mois. Il faut parfois payer en cash, parfois par virement : pensez à prévenir votre banque en avance pour éviter des frais bancaires délirants.

Vous pourrez trouver pléthore d’annonces sur les groupes Facebook Canggu Community Housing, Bali Seminyak & Canggu Housing & Accomodationou Bali Canggu Housing & Accomodation. Les visites, signatures de contrat et transaction peuvent se faire très vite !

Travailler à Bali

La réglementation du travail à Bali est extrêmement stricte pour les étrangers. Pour devenir salarié à Bali, vous devez être titulaire du visa appelé « Kitas ». Un sésame difficile à obtenir, et qui n’assure pas toujours des revenus suffisants, le salaire minimum étant très bas à Bali. Voici trois articles intéressants concernant l’aspect légal du travail à Bali :

Face à ces difficultés, il est évidemment plus simple de créer sa propre activité, et d’ailleurs, 95% des expatriés à Bali ont créé leur propre business. Entrepreneurs ou digital nomads, ils ont ouvert leur affaire sur l’île des Dieux (bar, café, shop, hôtel…), lancé un business en ligne ou se sont lancés dans le monde du travail « remote ou « freelance » en facturant des missions dans leur pays d’origine.

Pour créer une entreprise en Indonésie :

La loi indonésienne a été profondément remaniée en 2007 pour favoriser les investissements étrangers. La PMA est une société à responsabilité limitée à capitaux étrangers (Perseroan Terbatas Penanaman Modal Asing ou PT PMA). C’est la seule entité légale qui permet à un étranger de mener des activités commerciales en Indonésie.

Attention cependant, toutes les activités commerciales ne peuvent pas être conduites par des étrangers. Ou alors avec certaines restrictions. Et il vous faudra dans certains cas trouver des partenaires indonésiens pour investir à Bali. Là encore, prudence : associez-vous avec des personnes de confiance. Vous trouverez la liste des activités interdites ou restreintes à l’investissement figure dans un document baptisé negative investment list. Il date de 2016. (Source // Epatrimony.fr) 

Plus d’infos ici.

Certains sont passés par là et ont rencontré un franc succès. Je vous conseille la lecture de l’interview de Kevin Latremqui a ouvert le café Gypsy à Canggu ici, celle de Frédérique Lessardpubliée sur le blog il y a quelques mois, qui a créé sa marque Les Basics et ouvert son shop à Canggu, ainsi que celle de Mélanie Bomba(en anglais) qui a lancé un concept de salle de fitness, retraites à thème et restauration healthy.

Pour devenir Digital Nomad : toutes les infos sont dispos dans mon Ebook !Si vous ne savez pas par où commencer, je propose aussi un coaching en PDF et par Skype. 

Pour lancer un e-shop :

  • Beaucoup d’étrangers se lancent dans le business d’exportation de biens et notamment de meubles, d’art et de décoration. Voici un excellent article sur les procédures concernent l’import et l’export de marchandises. Sachez quand le gouvernement indonésien souhaite accélérer le libre-échange des marchandises et a pour cela récemment facilité les procédures de contrôle et d’autorisation des importations et exportations.
  • D’autres lancent des business e-commerce en dropshippingavec des plateformes type AliExpress. L’avantage ? Pas de stock ni d’expédition à gérer, ce qui allège considérablement la charge de travail et les obligations légales.

 Voilà dans les grandes lignes les informations que je peux vous fournir à date.

Si toutefois vous aviez des questions bien spécifiques ou besoin d’être rassuré sur certains points, n’hésitez pas à m’envoyer un email : sportandsand@gmail.com.

Il ne me reste plus qu’à vous dire Selamat Datang (bienvenue) ♡!

2 Comments

  1. Albane novembre 22, 2018

    Hello !
    J’ai vécu 6 mois à Bali en 2017 et je trouve ton article complet et très bien fait ! Bravo, profite à fond surtout :)

    Répondre
    • Margaux novembre 23, 2018

      Coucou Albane ! Merci pour ton commentaire, ça me rassure haha ! Il n’y a pas tant d’infos sur Google à vrai dire mais pas mal de témoignages + mon expérience ça faisait un petit topo pas trop léger :)

      Répondre

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