Wandering Bali // Postcard from Padangbai

Depuis mon installation à Bali, j’ai peu eu l’occasion de sortir du cocon de Canggu – ou plutôt je ne me la suis pas créée. J’avais besoin de me poser un peu, trouver de nouveaux repères et apprivoiser ce nouvel environnement qui allait être ma nouvelle vie. Avec la reprise d’une activité professionnelle (dont je vous parlerai bientôt), j’ai désormais la joie de pouvoir découvrir un peu mieux Bali. Si l’île est réputée pour être ultra-touristique, saturée et beaucoup trop occidentalisée, il y a néanmoins des coins un peu reculés qui gardent un visage très authentique. Padangbai en fait partie !

Padangbai est un petit village de pêcheurs situé sur la côte Est de l’île, entre Amed au nord et le Bukit au sud. C’est une destination essentiellement connue pour son port d’où partent les fastboats pour les îles Gili, Lombok, Nusa Penida et Nusa Lebongan. En haute saison, près de 6000 touristes y transitent chaque mois. On pourrait penser que ce chiffre hallucinant aurait un impact sur le village et ses environs… et pourtant, il n’en est rien. Les touristes y arrivent en shuttle pour prendre leur bateau et en repartent aussi sec à peine débarqués des îles, avec souvent pour destination les complexes hôteliers et les plages d’une côte sud saturée, de Jimbaran à Canggu en passant par Kuta et Semyniak.

Y ayant moi-même passé environ 2 minutes montre en main après une traversée épuisante du détroit de Lombok, je ne soupçonnais absolument pas à quel point le coin était préservé. Le village est petit mais toujours authentique, avec quelques warungs et guesthouses tenus par des locaux, et les environs sont absolument sublimes. On y trouve des plages perdues et difficiles d’accès avec des eaux turquoises remplies de poissons tropicaux qu’il fait bon découvrir avec un masque et un tuba. Dans les terres, on se perd dans les villages où l’on croise tour à tour des enfants qui jouent à la sortie de l’école, des paysans de retour des rizières, des adolescents avachis à refaire le monde et des familles entières agglutinés sur des scooters. Encore plus loin, il est possible de monter dans les hauteurs et de profiter d’une vue panoramique hallucinante sur la baie. Et encore plus à l’ouest, on aperçoit le volcan Agung au-delà des rizières et des valons, qui continue de cracher cendres et fumées… Pendant tout ce temps, on ne croise pas un touriste et ça fait un bien fou.

En voyant ces paysages si différents de ceux auxquels je suis habituée à Canggu, j’ai eu l’impression d’être tantôt sur les routes d’Hawaï, tantôt dans la jungle de la Thaïlande ou encore dans les criques de la Guadeloupe. Autant de diversité dans un même endroit, et en même temps pratiquement pas un chat, c’est franchement du luxe sur une île aussi touristique que Bali. Bon, évidemment, on est en pleine saison des pluies, ce qui joue certainement sur la fréquentation, mais le coin reste vraiment intéressant à visiter avant ou après un trip dans les îles.

Si vous souhaitez passer quelques jours dans le coin, je vous recommande la villa de Made, un enfant du pays qui a grandit ici et connaît parfaitement tous les prestataires et tours operators. Il saura vous accueillir comme il se doit dans la villa qu’il a pratiquement construite de ses propres mains et vous conseiller les choses à faire dans la région. Pour entretenir son établissement et accueillir ses clients, Made embauche des salariés locaux issus des villages avoisinants. Il reverse également une partie de ses bénéfices à des personnes handicapées ou laissées pour compte des environs. Votre passage aura donc un impact social positif localement, ce qui n’est pas du luxe quand on constate les différences de richesses et de modes de vie qui nous séparent.

Je vous laisse découvrir les photos de Padangbai, de ses environs et de la villa de Made, et vous souhaite à tous un bon dimanche au chaud !

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